Demander un code

Flexe ?
Ce site rassemble des réflexions de
Michaël Klopfenstein
Agrégé de mathématiques,
Penseur invétéré, à la recherche de compréhension.
Flexe ?
Après une longue accumulation de réflexions, le developpement de plusieurs théories et un foisonnement de pensées diverses, qui ne manquent souvent pas d'audace, il était temps d'ouvrir la porte pour produire des rencontres, avec des personnes et des idées. Il semblait intéressant de partager le fruit de mes méditations pour les mettre à la disposition de tous les curieux qui souhaiteront les approcher, qui voudront les commenter ou les contester.
L'action humaine nait de la pensée avant de devenir quelques fois routine ou même culture. La réflexion est le creuset des concepts. C'est l'origine de la mise en mouvement, de l'infléchissement du parcours, du choix des objectifs , de la création d'inertie qui émerge en action. D'où l'importance de réfléchir.
Flexe ?
Flexe, flexion, réflexe, réflexion. Là où se manifeste un changement de direction. Un effort pour passer au delà de sa rigidité d'esprit et de ses habitudes culturelles. Fléchir sa raideur pour assouplir sa perception. La rencontre avec une résistance qui repousse une croyance initiale : réflexion d'une trajectoire. Céder devant une évidence : fléchir face à une clarté tissée dans la largeur. Mobilité sous contraintes fixes, une articulation d'arguments en flexion. Nuancer des idées par un peu trop simple : infléchissement des représentations. Prendre le temps de tourner et retourner l'objet de l'attention en tous sens pour trouver une issue : fléchir et réflechir.
Flexe ?
Ce jour-là, j'étais très concentré sur la difficulté de la tâche qui m'absorbait. Assis, dans un instant de répit, la sueur en gouttes satisfaites perlait sur mon visage. Elles me rassasiaient de mon ouvrage. Soudain, le vent entrouvrit la fenêtre ; un léger courant d'air caressa mon front. La sueur devint froide, et mon esprit se troubla. Je ne compris pas ce qui m'arrivait. Un sentiment de malaise. Comme si beaucoup de mots confus en moi parlaient ; je ne les comprenais pas. J'ai ressenti l'appel se former en mon esprit, vaguement. Quelque chose qui ressemblait à : « Quel est le sens de tout ceci ? » Tout jusqu'alors m'avait semblé si réel, si naturel. La confusion n'était point mon habitude. Le malaise en moi prenait de l'amplitude. L'instant était solennel, il me fallait choisir et suivre l'appel ou le refuser et le refouler. La première fois que j'entendis cette voix, je la chassai, sans trop savoir si j'avais bien fait. Mais elle s'est manifestée à nouveau et je me suis levé. J'ai décidé de comprendre... le sens de tout cela.
En me retournant, je vois ma place, là. Rien n'a changé, tout est pareillement disposé. Seul peut-être un détail : la fenêtre entrouverte, elle baille. Le premier pas, je vais l'entamer, j'ose ; lorsque naturellement la deuxième question se pose : « Où aller ? » Je ne savais où poser ce pied, que j'avais si vaillamment élancé. Pour dissiper le trouble, je me mis à raisonner. D'ordinaire, il ne me semblait pas difficile de m'orienter. Il suffit de reprendre les choses calmement, commençons tout simplement : savoir où je suis, et je saurai quelle direction prendre. C'est alors que mon trouble atteint son double : « Où suis-je ? ». Je ne le savais et ne me souvenais pas l'avoir jamais su. La tâche semblait au dessus de mes forces, s'étendait au delà de ma vue. Si d'autres ont préféré se rasseoir, je n'envisageais rien d'autre que de trouver mon chemin.»
Parcours philosophique en quelques mots.

Avertissement pour les lecteurs surpris.


Traduction --

En quelques mots


La forme logique capture l'esprit dans un espace simple très éloigné de la complexité du réel. Cette remarque rend compte de tellement de philosophie de l'évasion.(Mécanisme de la croyance)

Texte au hasard


Le théorème d'incomplétude de Gödel

Ce théorème est un lieu impressionnant des Mathématiques : la preuve de l'impossibilité de tout pouvoir soumettre à une preuve quel que soit le système formel classique. Pour cela, on construit une phrase qui ne peut pas être prouvée, sous peine de devenir fausse (ce qui serait bien gênant si on l'avait prouvée). Gödel se repose sur l'argument du ment...
[...la suite ]